SAEIV

SAEIV et transport dans les villes moyennes

En matière de SAEIV, les villes moyennes constituent un marché à part avec des problématiques très spécifiques. Le fonctionnement de ces agglomérations de taille intermédiaire se distingue de celui des grandes métropoles et ne peut non plus se réduire à celui des transports interurbains régionaux. Voyons ensemble quelles sont les spécificités des villes moyennes, les enjeux pour les opérateurs de transport et comment les SAEIV peuvent les accompagner.

Tour d’horizon du transport dans les villes moyennes

Une ville moyenne, c’est quoi ?

Une « ville moyenne », c’est une notion couramment employée qui désigne une agglomération de 20 000 à 200 000 habitants. La France compterait environ 200 villes moyennes et 160 intercommunalités appartenant à cette catégorie. Les villes moyennes rassembleraient ainsi 26 % de la population française, soit 16,35 millions d'habitants.

La CAVEM (Fréjus-Saint-Raphaël), Montbéliard, Quimperlé, Dreux, Lannion-Trégor, Caux-Seine-Agglo, Bressuire ou encore Brive-la-Gaillarde sont des exemples d’agglomérations de taille moyenne.

Les réseaux de transport des agglomérations de taille moyenne possèdent généralement entre 50 et 300 véhicules. Ils peuvent être composés :

• de lignes urbaines, exploitées avec des bus ;
• de lignes périurbaines, exploitées avec des bus ou des cars ;
• et de lignes scolaires, également exploitées avec des cars.

Auparavant, les lignes urbaines étaient exploitées par de petits réseaux. Depuis 2015, la loi portant sur la Nouvelle Organisation Territoriale de la République (loi NOTRe) incite, d’une part, les petites intercommunalités à fusionner dans des Établissement Public de Coopération Intercommunale (EPCI) et, d’autre part, attribue à ces EPCI davantage de responsabilités en matière de transport de voyageurs.

Les spécificités de la mobilité dans les villes moyennes

Les réseaux de transport des agglomérations de taille moyenne ont des besoins spécifiques en matière de mobilité, notamment pour l’exploitation de leurs réseaux de transport en commun.

Voici quelques-unes des caractéristiques des villes moyennes :

• Les agglomérations moyennes possèdent généralement un seul mode de transport, de type bus ou car. Elles ne gèrent pas de mode de transport « lourd » comme les tramways ou les métros. Certains réseaux peuvent comporter une ligne de BHNS (Bus à Haut Niveau de Service).
• Elles exploitent un réseau de bus urbain de taille limitée, qui représente rarement plus de 70 véhicules.
• L’exploitation fonctionne principalement à l’horaire, à l’exception de quelques lignes urbaines qui peuvent être exploitées à la fréquence, avec des intervalles de 7 à 10 minutes.
• Ces réseaux rencontrent peu de difficultés de congestion routière par rapport à ceux des grandes métropoles.
• À la différence de ces dernières, les réseaux des villes moyennes étaient jusqu’à récemment relativement petits et se sont développés sous l’impulsion de la loi NOTRe. On compte ainsi un bon nombre d’agglomérations de taille moyenne qui ne possèdent pas ou peu d’historique système.
• La sous-traitance et la co-traitance sont fréquents, ce qui pose des questions en termes de coordination et de responsabilité pour la gestion de la qualité.
• Avec la loi NOTRe, ces réseaux font face à de forts besoins de professionnalisation de leur exploitation. En effet, exploiter 50, 100, 200 ou même 300 véhicules commence à nécessiter des outils performants et robustes, comme par exemple la géolocalisation permanente des véhicules, la régulation automatisée des avance-retard ou encore un reporting statistique.  
• La clientèle qui emprunte les transports en commun de manière volontaire – aussi appelée clientèle non captive – est en constante augmentation, notamment sur les lignes urbaines. La qualité de service est donc un enjeu de taille pour séduire ces utilisateurs.

Quels sont les enjeux des opérateurs de transport dans les villes moyennes ?

Gérer un périmètre plus étendu avec des moyens limités

En attribuant la responsabilité du transport urbain aux EPCI, la loi NOTRe a changé la donne pour les opérateurs historiques des réseaux des villes moyennes. En effet, comme les EPCI sont des territoires en perpétuel élargissement, leur enjeu principal est de faire face à une augmentation fréquente du périmètre à couvrir, alors que les ressources à leur disposition sont généralement réduites (nombre limité de véhicules, manque de disponibilité des conducteurs, outils peu adaptés…).

Former les conducteurs

Les réseaux des villes moyennes souffrent moins du turnover qui caractérisent les flottes de conducteurs des lignes interurbaines et scolaires. Dès qu’ils le peuvent, ces derniers choisissent en effet de rejoindre les réseaux urbains, dont la convention collective et les plannings horaires sont généralement plus intéressants. Toutefois, la formation est un enjeu récurrent et concerne autant les nouveaux conducteurs que les plus expérimentés – qui peuvent être amenés à être formés sur de nouveaux itinéraires.

Attirer et fidéliser davantage de voyageurs

Les réseaux de transport public dans les villes moyennes ont une nouvelle typologie de clients : des voyageurs non captifs qui ont le choix de leur mode de transport. Ces voyageurs sont particulièrement prisés des collectivités locales qui cherchent à promouvoir l’écomobilité pour améliorer l’environnement dans les zones urbaines.

Les attirer et les fidéliser nécessite la mise en place d’une offre de transport axée sur la satisfaction des voyageurs, ce qui implique :

La professionnalisation des lignes du réseau : les opérateurs ont besoin d’outils fiables, performants et robustes pour former les conducteurs, suivre l’état du réseau en temps réel et pallier tout incident sur les lignes afin d’assurer une parfaite continuité de service.
Une meilleure qualité de service : celle-ci passe notamment par la mise en place d’une information de qualité pour les voyageurs. L’information doit être fiable, c’est-à-dire en temps réel, simple, lisible et accessible sur tous les supports et tout le temps. Des enquêtes menées par PYSAE auprès de voyageurs nous ont révélé que l’information en temps réel était une source de satisfaction importante et qu’elle pouvait entraîner une hausse de la fréquentation sur les lignes.
L’intermodalité : elle passe par la mise en place de pôles d’échanges multimodaux pour regrouper les différents services de mobilité. Cette approche doit permettre de coordonner différents modes de transport. Il y a donc un besoin d’informations précises et en temps réel sur la circulation des bus pour alimenter les plateformes d’information multimodales.

Comment le SAEIV peut-il aider les opérateurs de transport des villes moyennes ?

Les SAEIV – Systèmes d’Aide à l’Exploitation et d’Information des Voyageurs – permettent de répondre aux diverses problématiques rencontrées par les opérateurs de transport des villes moyennes.

Optimiser facilement la supervision de l’exploitation du réseau

La partie « SAE » du SAEIV s’adresse directement aux exploitants en charge de gérer les réseaux urbains des villes moyennes. Elle vise à les aider dans la gestion quotidienne du réseau de transport.

Par exemple, la solution PYSAE offre un grand nombre de fonctionnalités d’aide à l’exploitation, qui permet à l’exploitant de garder un œil permanent sur l’état de son réseau : géolocalisation des bus et des cars en temps réel, suivi des courses, configuration du plan de transport pour éditer des horaires ou créer des itinéraires ou encore alertes d’exploitation permettant de remonter des signalements conducteurs, des problèmes de prise de service, ou des réclamations clients (entre autres !).

Pour simplifier le travail de l’exploitant, souvent débordé, PYSAE est distribué en mode SaaS. Facile à déployer, la solution s’intègre facilement aux terminaux mobiles embarqués dans les véhicules et fonctionne par un système d’abonnement sans engagement. La solution est accessible depuis un simple smartphone. La CAVEM (Communauté d’Agglomération Var Estérel Méditerranée), qui a déployé PYSAE sur le réseau urbain Agglobus-CAVEM, a notamment salué la souplesse de cette solution « light », facile à paramétrer et à déployer sur son réseau de 25 lignes urbaines.

Garantir la ponctualité des bus et des cars

Grâce au calcul de l’avance-retard, particulièrement utile dans le cadre d’une exploitation à l’horaire dans les villes moyennes, les SAEIV comme PYSAE permettent d’améliorer significativement la ponctualité globale des conducteurs sur le réseau. Ces derniers sont alertés en cas d’avance ou de retard sur l’horaire et peuvent ainsi ajuster leur allure, voire prévenir les responsables d’exploitation en cas de défaut de ponctualité. C’est un facteur essentiel de la qualité de service évaluée par les EPCI. Sans compter que cela permet aux transporteurs d’éviter les pénalités financières liées au non-respect des horaires.

Informer les voyageurs en temps réel

En plus d’être un outil d’aide à la supervision de l’exploitation, les SAEIV permettent aussi de diffuser de l’information aux voyageurs : temps d’attente avant le passage du prochain véhicule, géolocalisation des bus en temps réel, envoi de notifications en cas de perturbation ou de retard sur la ligne, communication des fiches horaires…

PYSAE, par exemple, met à disposition des voyageurs ces données, qui sont accessibles depuis un smartphone via un site internet ou une application mobile. PYSAE a ainsi fourni une application dédiée au réseau Agglobus-CAVEM, qui permet d’apporter à ses 2 millions de passagers annuels des informations sur leur itinéraire en temps réel : horaires de la ligne, temps d’attente, localisation du bus, perturbations, retards...

Toutes ces informations contribuent à renforcer la qualité du service et la satisfaction des voyageurs, et ainsi rendre attractifs les services de transport urbain et fidéliser les voyageurs. Obligatoire depuis la loi d’orientation des Mobilités, l’ouverture des données temps réel favorise leur intégration avec les applications MaaS que mettent en place les villes moyennes et leur réutilisation par des services tiers.

Faciliter la conduite

Les SAEIV apportent également des fonctionnalités d’aide à la conduite aux chauffeurs de bus et de cars. Guidage GPS, gestion des correspondances, communication avec l’exploitation, calcul de l’avance-retard : ces fonctionnalités permettent d’accompagner un conducteur débutant (ou expérimenté sur un nouvel itinéraire) et de diminuer les coûts de doublage en cas de découverte de la course.

La solution proposée par PYSAE est très largement plébiscitée par les conducteurs, qui avouent même qu’ils ne pourraient plus s’en passer ! Ainsi, Tro Bro Kemperle, le réseau de transport de Quimperlé Communauté exploité par RATP Dev, a déployé PYSAE sur ses 70 véhicules affectés au transport urbain et scolaire. Parmi les raisons de son succès, une facilité d’installation et d’utilisation par les conducteurs et sa parfaite intégration aux terminaux mobiles embarqués dans les véhicules.

Améliorer la relation avec les Autorités Organisatrices de la Mobilité (AOM)

L’un des avantages de PYSAE est qu’il fournit des données permettant au transporteur de réaliser facilement des rapports d’activité pour la collectivité. Aujourd’hui, tout opérateur de transport se doit en effet d’inclure ce type de service à son offre, ne serait-ce que pour renvoyer une image moderne aux collectivités, qui préfèrent contractualiser avec des opérateurs dynamiques. La fonction statistiques de PYSAE fournit ainsi aux opérateurs de transport des analyses prêtes à l’utilisation leur permettant de suivre facilement leurs indicateurs de production : kilomètres parcourus, temps de parcours, fréquentation… Autant de données dont les AOM sont friandes !

Les transporteurs peuvent aussi traiter avec plus de précision les réclamations des voyageurs, par exemple en remontant l’historique d’une course ou en la rejouant.

Échangeons

Si vous souhaitez nous partager vos retours d'expérience et vos remarques au sujet des SAEIV dans les villes moyennes, vous pouvez nous écrire à contact@pysae.com.