SAEIV

LOM et ouverture des données pour le transport de voyageurs

La loi d’orientation des mobilités (LOM) du 24 décembre 2019 a transformé en profondeur la politique des mobilités en France.

Dans le but de développer une offre de transport plus en accord avec les réalités d’aujourd’hui, elle prévoit notamment l’ouverture des données du secteur du transport de voyageurs. L’objectif : faciliter la mobilité de tous en rendant possible le concept du MaaS (Mobility as a Service).

Quels changements la LOM a-t-elle entraîné chez les opérateurs de transport de voyageurs ? Comment l’appliquer facilement dans son organisation ? PYSAE fait le point.

Qu'est-ce que la LOM ?

La loi d’orientation des mobilités (LOM) est le premier texte réformant le secteur des transports et de la mobilité depuis la loi d’orientation des transports intérieurs (LOTI) de 1982.

Rendu indispensable par 40 années marquées par des mutations majeures tant au niveau de l’occupation du territoire que des nouvelles technologies et des enjeux climatiques, la LOM affiche trois objectifs principaux :

Désenclaver certains territoires ruraux

C’est une réalité : il existe encore des zones blanches de la mobilité dans l’hexagone.

Sur certains territoires ruraux, l’offre de transport en commun est encore trop rare, voire inexistante. Les personnes qui y résident n’ont d’autre choix que de rester isolées ou d’utiliser leur voiture individuelle pour se rendre sur leur lieu de travail, de loisirs ou de consommation, renonçant de ce fait à une mobilité plus responsable.

Outre la dimension écologique, il s’agit aussi d’un enjeu majeur de développement territorial, tant l’absence de transport ralentit le développement économique et l’intégration sociale des zones concernées.

D’où la transformation des régions en Autorités Organisatrices de la Mobilité (AOM) chargées d’ouvrir l’accès des modes de transport doux ou durables au plus grand nombre.

Encourager l'intermodalité et freiner la dépendance automobile

C’est le deuxième objectif de la LOM : l’émergence d’alternatives à la voiture individuelle afin de désengorger les rues, d’améliorer la qualité de vie et de réduire la pollution dans les zones urbaines.

L’enjeu, c’est de mettre en place un réseau multimodal dense et performant pour que la voiture ne soit plus la seule option envisageable. Cela passe, d’une part, par le renforcement de l’offre en transports en commun et, d’autre part, par le développement de solutions nouvelles comme le covoiturage ou l’autopartage.

Ouvrir les données de transport d'ici le 1er décembre 2021

Pour que l’intermodalité devienne une réalité, il faut que les voyageurs aient une vision d’ensemble de toutes les solutions à leur disposition. C’est ce à quoi s’attellent depuis plusieurs années les plateformes de MaaS, à l’image de Google Maps ou de certaines applications régionales.

Pour permettre le développement de ces services MaaS, la LOM - qui s’inscrit à cet égard dans la continuité de la troisième directive européenne du 20 juin 2019 et du règlement délégué 2017/1926 du 31 mai 2017 - a chargé les AOM de mettre en place un service d’information multimodal sur leur territoire.

Pour qu’il ne s’agisse pas uniquement d’un vœu pieux, le législateur a décidé de rendre obligatoire, d’ici au 1er décembre 2021, l’ouverture des données dans le secteur de la mobilité et cela concerne bien sûr les opérateurs de transport de voyageurs.

En quoi consiste l'ouverture des données voulue par la LOM ?

L'ouverture des données implique la mise à disposition sur une plateforme numérique nationale de toutes les données du secteur de la mobilité. Ces données doivent être librement consultables et réutilisables avec le moins de restrictions possible.

Transports en commun, vélos en libre-service, services de partage de véhicules, plateformes de covoiturage, VTC, taxis - tous les acteurs de la mobilité sont concernés par l’ouverture des données.

L’enjeu, c’est bien sûr de résoudre la problématique de la dissémination des données et, par ricochet, de faciliter l’intermodalité. Car si toutes les données de la mobilité sont disponibles et rassemblées sur des plateformes de MaaS, alors les voyageurs pourront avoir accès à une information complète et planifier plus facilement des trajets multimodaux en ayant recours à des offres de mobilité durables.

Quelles sont les données concernées par la LOM ?

Pour que l’intermodalité s’inscrive dans la durée, il faut naturellement que les voyageurs reçoivent une information adéquate.

Voilà pourquoi la LOM impose que certaines données, clés pour l’expérience voyageur, soient mises à la disposition de tous. Il s’agit ainsi :

• des données statiques concernant les offres de transport (arrêts, itinéraires, horaires, tarifs, offres disponibles…) ;

• des données en temps réel (déplacement, localisation, perturbations, disponibilité) ;

• et encore des données historiques de circulation des services de transport.

En quoi la LOM concerne-t-elle les opérateurs de transport de voyageurs ?

Si la loi rend les AOM responsables de l’ouverture des données, elles peuvent en revanche en confier la charge aux exploitants, ce qu’elles n’hésitent pas à faire.

Pour répondre aux appels d’offres, les opérateurs de transport doivent donc être en mesure de pouvoir transmettre leurs données statiques, temps réel et historiques à leur donneur d’ordre ou directement au Point d’Accès National (PAN), la plateforme de l’Etat qui rassemble les données de toutes les solutions de mobilité partout en France.

A ces obligations contractuelles s’ajoute un enjeu de survie. Les opérateurs de transport de voyageurs ne peuvent plus fonctionner en silo, comme c’était le cas il n’y a pas si longtemps. Ils sont désormais en concurrence frontale avec de multiples modes de mobilité et, s’ils ne sont pas présents sur les plateformes de MaaS de leur territoire, ils seront à terme délaissés par les voyageurs et, in fine, par les collectivités locales. Or, pour être présents sur ces plateformes, ils n’ont d’autres choix que de prendre le virage de l’open data.

Comment mettre en place l'ouverture des données ?

La LOM rend obligatoire la publication des données de transport sur le site data.gouv.fr.

Comme le précise le Guide pratique de l’ouverture des données de transport de la FNTV, cette publication se fait en cinq étapes :

1. générer les données statiques en format GTFS ou NeTEx et les données dynamiques en format GTFS-RT ou SIRI ;

2. identifier un référent responsable de la publication des données ;

3. publier le jeu de données proprement dit ;

4. référencer et valider le jeu de données sur le Point d'Accès National ;

5. mettre à jour et corriger les données après utilisation.

En parallèle, il est vivement recommandé aux transporteurs de référencer a minima leur réseau sur Google Maps. Pour rendre l’intégration plus facile, Google Maps a mis en place une procédure simplifiée en trois étapes. L’exploitant doit ainsi :

1. envoyer une demande expresse de publication des données à Google Maps ;

2. s’assurer de la mise en qualité des données par le producteur et Google ;

3. mettre à jour les mentions légales de Google Maps.

Comment un SAEIV comme PYSAE peut-il aider les transporteurs à appliquer la LOM ?

Un SAEIV comme PYSAE est indispensable pour que les opérateurs de transport de voyageurs puissent ouvrir leurs données et se mettre en conformité avec la LOM.

PYSAE produit de la donnée en temps réel

Comme tous les SAEIV, PYSAE est doté d’un Système d’information des voyageurs (SIV), qui remonte continuellement toutes les données du véhicule en temps réel, notamment :

• sa position sur la ligne ;

• ses horaires actualisés ;

• la mise à jour des trajets ;

• les alertes de service en cas de trafic trop dense, de retard ou d’imprévu.

Autrement dit, PYSAE génère toutes les données dynamiques, dont la publication est rendue obligatoire par la LOM.

PYSAE met à la disposition de ses clients un flux temps réel

Pour faciliter la transmission et l’échange des données en temps réel aux plateformes pertinentes, PYSAE met à la disposition de ses clients deux connecteurs - GTFS-RT et SIRI. Il s’agit des deux principales spécifications de flux requises par le PAN ou les systèmes de MaaS.

Les données sont directement transmises aux services pertinents

Le client est propriétaire des données que PYSAE produit et, à ce titre, c’est lui qui décide de ce qu’il souhaite en faire.

Selon les cas, PYSAE transmettra les informations soit au système d’information de l’exploitant, soit à des services tiers, comme Google Maps, le site du PAN, les plateformes de MaaS locales ou encore le data hub des transporteurs au niveau du groupe.

La transmission peut se faire de manière automatique ou pas. En effet, dans une logique MaaS, le client pourra avoir tendance à vouloir centraliser ses flux en temps réel de tous ses modes de transport avant de les exposer au public.

En conclusion

On l’a vu, la LOM a été une véritable révolution dans le secteur du transport et de la mobilité. De nos jours, les maîtres-mots sont l’intermodalité, le MaaS et l’open data qui est la condition sine qua non pour que les deux premiers s’inscrivent dans la durée.

L’impact sur les opérateurs de transport de voyageurs est profond. Pour faire partie intégrante de l’intermodalité, ils doivent s’adapter non seulement au niveau des systèmes d’exploitation, mais également au niveau des systèmes d’information.

C’est sur ce dernier point qu’intervient PYSAE. En générant les données de l’exploitation en temps réel et en les mettant au format requis par la LOM, notre SAEIV permet aux opérateurs de gagner un temps précieux !

Échangeons

Pour en savoir plus sur les fonctionnalités du SAEIV PYSAE utiles à l’intermodalité, écrivez-nous à contact@pysae.com.

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