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Interview : Mohamed, régulateur chez Keolis Seine Essonne

Nous sommes allés à la rencontre de Mohamed Bouziane, agent d’exploitation chez Keolis Seine Essonne. Nous avons cherché à en savoir plus sur son quotidien en tant que manager d’exploitation dans le transport de voyageurs et son expérience avec PYSAE.

Pouvez-vous nous parler un peu de vous et de votre parcours ?

Mohamed : J’ai cinquante ans et je suis technicien de métier. Je travaille au sein du groupe Keolis en tant que manager depuis l’année 2000. En vingt ans, j’ai intégré trois filiales : STEFIM en 2000 sur le réseau de bus de nuits, Keolis Val de Marne (anciennement Athis Cars) en 2005 en tant que délégué d’exploitation sur le lancement des Noctiliens, puis Keolis Seine Essonne (anciennement STA) comme responsable contrôleur et médiateur depuis 2008. En tant qu’agent d’exploitation, je m’occupe d’une part de gérer la planification des véhicules et la régulation, et d’autre part de manager près de 120 personnes.

Comment se déroule la journée de travail type d’un régulateur ?

Mohamed : Je commence tôt : j’arrive le premier au travail à quatre heures du matin. Je planifie les entrées et les sorties de véhicules. Je retire les véhicules immobilisés par l’atelier et je fais rouler les autres véhicules. Je saisis les données générées par le chronotachygraphe (outil qui enregistre les données liées à l’activité des conducteurs depuis l’insertion jusqu’à l’extraction de leur carte à puce). Puis je gère l’activité des conducteurs dans l’outil Solid. Je jette aussi régulièrement un œil sur mon outil de SAEIV. Il me permet d’allouer un bus, un service et un véhicule à chacun des conducteurs. Enfin, je suis en charge de la gestion de certains appels en cas d’urgence ou de réclamation. Du fait de mon ancienneté, je suis très polyvalent.

Pouvez-vous nous parler de votre utilisation de PYSAE ?

Mohamed : Dès que les conducteurs commencent leur service le matin à quatre heures et demie, j’allume PYSAE. Je consulte l’application toute la journée, elle me sert à suivre ce qui se passe sur le terrain pour effectuer mon travail de régulation. Quand tout est vert, c’est que tout va bien !

En revanche, quand le voyant est orange, le bus connaît un retard important que nous essayons de réguler. Un voyant rouge indique que le bus est en avance : nous envoyons alors une notification au conducteur pour l’en avertir et lui demander, si possible, de ralentir un peu. De la même manière, le conducteur peut aussi nous envoyer des messages pour nous renseigner sur le trafic ou signaler un accident par exemple.

Comme nous avons aussi un centre d’information et de réclamations, l’outil me permet de savoir à chaque instant où se trouve le bus pour informer le client : est-ce que le véhicule est déjà passé ? est-ce qu’il est à l’approche ? Nous pouvons aussi consulter l’historique pour rejouer une course en cas de réclamation par exemple.

Vos conducteurs utilisent-ils aussi l’outil ?

Mohamed : Exactement ! Grâce au GPS qui trace les trajets parcourus sur la carte, nous savons immédiatement si un bus sort de sa ligne. Mais cela n’arrive jamais ! Car le conducteur est lui aussi muni de sa tablette PYSAE qui lui indique son itinéraire. Même s’il a un trou de mémoire ou qu’il débute sur la ligne, il ne peut pas se tromper !

Le mot de la fin sur votre collaboration avec PYSAE ?

Mohamed : PYSAE nous apporte une véritable aide pour l’exploitation et la communication entre la régulation et le conducteur. Cet outil, c’est « nos yeux sur le terrain ». Sans lui, nous sommes aveugles !