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La mise en place du SAEIV sur le réseau TeMo Moselle Nord

Découvrez comment le réseau TeMo Moselle Nord a transformé la mobilité avec le déploiement du SAEIV Pysae.

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Gagner 2 km/h sur vos bus : l'équation financière pour votre réseau

publié le
February 23, 2026
Métier
Nicolas Jaulin, CEO
Nicolas Jaulin
CEO

L'impact d'un petit écart de vitesse sur votre exploitation

Sur le papier, annoncer une augmentation de 2 km/h de la vitesse commerciale fait rarement rêver les foules. Pour le grand public, passer de 14 à 16 km/h de moyenne semble anecdotique. Pourtant, dans les bureaux d'une direction d'exploitation d'une métropole régionale, ce petit écart est une véritable révolution.

Gagner deux kilomètres par heure sur une ligne structurante ne relève pas du simple confort. C'est un levier économique massif. C'est la différence entre un réseau qui subit sa voirie et un réseau qui maîtrise son budget. Passons au crible la réalité financière d'une telle accélération, à travers l'exemple typique d'une ligne majeure de 10 kilomètres en milieu urbain dense.

L'effet domino sur les coûts d'exploitation

L'équation de base du transport public est implacable. Le coût d'une ligne est directement lié au nombre de véhicules nécessaires pour assurer une fréquence donnée. Prenons notre ligne structurante fictive, très représentative des standards français :

  • Situation initiale (14 km/h) : Le bus met environ 43 minutes pour faire son trajet. En comptant les temps de battement aux terminus pour absorber les retards, la rotation complète exige 100 minutes. Pour offrir un passage toutes les 10 minutes, vous devez engager 10 bus simultanément.
  • Situation optimisée (16 km/h) : Grâce à des aménagements ciblés, le temps de trajet chute. La rotation complète tombe à 88 minutes. Pour maintenir cette même fréquence de 10 minutes, vous n'avez plus besoin que de 9 bus.

Vous venez d'économiser un véhicule complet sur les heures de pointe. L'impact comptable est immédiat. En France, le coût d'exploitation annuel d'un bus standard, incluant l'amortissement du matériel, le carburant, la maintenance et surtout la masse salariale, oscille autour de 250 000 euros.

Gain net d'exploitation : 250 000 € par an, récurrents, sur une seule ligne. Ces heures de conduite récupérées permettent de renforcer l'offre sur des quartiers mal desservis, à budget constant.

Attractivité, recettes et bilan carbone : le cercle vertueux

L'usager est un acteur rationnel. Il choisit le mode de transport qui lui offre le meilleur ratio temps-coût. Quand une ligne gagne 2 km/h de moyenne, elle gomme les arrêts intempestifs et offre une régularité perçue presque immédiatement. Le bus devient enfin compétitif face à la voiture individuelle. Les études de mobilité montrent qu'une réduction de 10 à 15 % du temps de trajet génère mécaniquement une hausse de la fréquentation.

Si l'on estime la recette moyenne par voyage à 0,60 euro (en lissant abonnements et tickets à l'unité), cette nouvelle attractivité génère 144 000 € de recettes annuelles supplémentaires. Au-delà de l'aspect purement financier, ce report modal massif de la voiture vers le transport public offre un bilan carbone extrêmement positif. Un bus qui circule de manière fluide consomme nettement moins de carburant.

L'equation financière de la vitesse commerciale, schéma

La priorité aux feux pilotée par le SAEIV : l'arme de l'accélération

Comment obtenir ces fameux 2 km/h ? La priorité aux feux se positionne comme l'outil d'aménagement par excellence. Cependant, un système de priorité aveugle finit par paralyser le reste du trafic routier. Pour être performant, le système de franchissement aux carrefours doit impérativement être connecté à votre SAEIV. C'est l'intelligence logicielle qui dicte la règle : le vert est accordé en priorité si le bus accuse un retard sur son horaire théorique (GTFS), garantissant ainsi la régularité sans pénaliser l'ensemble de la voirie.

Le ROI écrasant de la donnée

L'adage industriel est formel : ce qui ne se mesure pas ne se pilote pas. C'est exactement le rôle d'une solution comme Pysae. Le système cartographie les temps d'arrêt, détecte les carrefours congestionnés et audite l'efficacité réelle de vos priorités aux feux.

Face aux quelque 400 000 euros de gains globaux, la démonstration financière est sans appel. L'outil d'aide à l'exploitation se rembourse de lui-même en quelques semaines. Vous ne pilotez plus à l'intuition. L'intelligence de vos données devient l'avocat le plus puissant de votre stratégie de mobilité.

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