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La mise en place du SAEIV sur le réseau Ruban – CAPI

Découvrez comment le réseau Ruban, exploité par Keolis Porte de l’Isère, a modernisé sa gestion des transports grâce au déploiement du SAEIV

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5 ans de données SAE : ce qu’on a appris sur les kilomètres à vide

publié le
June 16, 2026
Métier
Laetitia Montagne, Responsable Marketing
Laetitia Montagne
Responsable Marketing

5 ans de données SAE : ce qu’on a appris sur les kilomètres à vide

Les kilomètres à vide sont l’angle mort de la plupart des tableaux de bord d’exploitation. On les mesure rarement, on les analyse encore moins, et on les accepte comme une fatalité structurelle : les véhicules doivent bien circuler pour se positionner entre deux courses. Pourtant, après cinq ans de collecte de données SAE sur des réseaux de tailles et de types variés, les enseignements sont clairs : les kilomètres à vide ne sont pas seulement un coût, ils sont un signal.

Ce que les données révèlent

Sur l’ensemble des réseaux analysés, les kilomètres à vide représentent en moyenne entre 12 % et 18 % du kilométrage total parcouru. Ce ratio varie fortement selon le type de réseau : il est plus élevé sur les réseaux interurbains et les services scolaires, où les dépôts sont souvent éloignés des têtes de ligne, et plus bas sur les réseaux urbains denses avec un dépôt central bien positionné.

Mais la moyenne cache des écarts importants à l’intérieur même d’un réseau. Sur certaines lignes ou certains services, les kilomètres à vide dépassent 25 % du kilométrage total. Ce n’est pas l’exception : c’est un indicateur d’un problème d’affectation ou de positionnement des véhicules qui n’est pas visible sans donnée.

Les trois causes structurelles les plus fréquentes

L’affectation dépôt-ligne non optimisée. Le problème le plus courant est simple : le véhicule n’est pas affecté au dépôt le plus proche de sa première course. En l’absence de donnée granulaire, les affectations reposent sur l’habitude ou sur des contraintes matérielles fixées de longue date, pas sur le kilométrage réel. Un travail d’optimisation mené sur plusieurs réseaux a montré des réductions de kilométrage à vide de 8 à 14 % simplement en réaffectant les véhicules sur la base de la distance réelle depôt-tête de ligne.

Les interservices non rationalisés. Les kilomètres parcourus entre deux courses successives (haut-le-pied interservice) représentent souvent la deuxième source de kilométrage à vide après les sorties et rentrées depôt. Ces mouvements sont d’autant plus cachés qu’ils n’apparaissent pas dans les rapports standards basés sur les courses commerciales. Seule la donnée GPS brute permet de les identifier et de les quantifier.

Les retours dépôt non nécessaires. Sur certains réseaux, des véhicules rentrent au dépôt en milieu de journée pour des raisons organisationnelles (pause conducteur, entretien) alors qu’ils pourraient rester à proximité de leurs prochaines têtes de ligne. Cette pratique, souvent invisible dans les systèmes sans suivi GPS fin, peut représenter plusieurs dizaines de kilomètres par véhicule et par jour.

Ce que ça représente financièrement

Pour un réseau de 80 véhicules avec un kilométrage annuel de 4 millions de kilomètres, chaque point de réduction du ratio kilomètres à vide représente environ 40 000 kilomètres. Sur la base d’un coût kilométrique tout compris de 2,50 €, c’est 100 000 € d’économies annuelles pour 1 point de réduction. Une réduction de 3 à 4 points, régulièrement observée sur les réseaux qui ont mené un travail d’optimisation structuré, représente entre 300 000 € et 400 000 € par an.

Comment la donnée SAE permet de travailler ce sujet

L’identification et la réduction des kilomètres à vide nécessite trois choses : une mesure systématique (le SAE génère automatiquement la distinction entre kilomètres commerciaux et kilomètres à vide), une analyse régulière par ligne et par véhicule (les tableaux de bord Pysae permettent d’identifier les sources les plus importantes), et un travail de planification pour modifier les affectations ou les interservices identifiés comme sous-optimaux.

Ce travail n’est pas un projet ponctuel. Les kilomètres à vide évoluent avec les changements de service, les modifications de lignes et les variations saisonnières. L’approche la plus efficace est une revue trimestrielle s’appuyant sur les données cumulées du SAE, qui permet d’ajuster l’optimisation au fil des évolutions du réseau.

Si vous n’avez pas de visibilité sur votre ratio kilomètres à vide actuellement, c’est l’un des premiers sujets à adresser avec votre SAEIV. Notre équipe peut vous aider à construire le tableau de bord adapté et à identifier les premiers leviers d’optimisation.

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