SAEIV

SAEIV lourds ou SAEIV légers : quelles différences?

Nos clients ou prospects s’interrogent –et nous interrogent– régulièrement à propos de la différence entre un SAEIV « lourd » et un SAEIV « léger » et sur ce qui est le plus intéressant pour eux. Si vous aussi vous vous posez cette question, voici un article qui vous permettra de vous faire votre propre avis sur ce point.

Qu’est-ce qu’un SAEIV ?

Un SAEIV, ou « Système d’Aide à l’Exploitation et d’Information Voyageurs », consiste en une solution informatique d’assistance des opérateurs de transport de voyageurs au quotidien. Ses trois piliers sont les suivants : aide à la conduite, supervision de l’exploitation et information des voyageurs. Un SAEIV permet ainsi à l’exploitation de communiquer avec les bus et de suivre leur itinéraire grâce à un procédé de géolocalisation, tout en communiquant des informations de trafic aux voyageurs.

Pourquoi parler de « SAEIV lourd » et de « SAEIV léger » ?

Photo pupitre SAEIV lourd dans un tramway (Engie Solutions, ex Inéo) 

Photo pupitre SAEIV léger

Pour fonctionner correctement, un SAEIV nécessite la présence d’un équipement embarqué dans le véhicule. Cet équipement remplit deux fonctions:

  • Il fournit au conducteur une interface utilisateur avec des fonctionnalités d’aide à la conduite.
  • Il remonte les données de circulation du véhicule : géolocalisation, course, messages, alertes, données mécaniques, etc.

Deux types de pupitres existent aujourd’hui :

  • Des pupitres conducteurs lourds qui nécessitent une installation complexe dans le véhicule.
  • Des pupitres conducteurs légers tels que des smartphones ou des tablettes qui s’installent très rapidement.

Historiquement, les SAEIV fonctionnaient sur pupitres conducteurs lourds. Les SAEIV sur pupitres conducteurs légers sont apparus il y a environ cinq ans et PYSAE a été l’un des précurseurs en France sur le sujet, tout comme Ubitransport pour l'a été pour la billettique.

Pourquoi existe-t-il encore des systèmes lourds et complexes ?

Trois raisons principales expliquent pourquoi les SAEIV lourds sont encore utilisés:

  1. La première raison est d’ordre historique. Quand les premiers SAEIV ont été déployés, il y a 20 ou 30 ans, aucune plateforme mobile standardisée utilisable dans les véhicules n’existait. Pour pallier ce manque, les industriels SAEIV ont dû développer leurs propres équipements (Engie Solutions, Navocap-Ixxi-RATP…).
  2. La deuxième raison concerne la complexité d’intégration des SAEIV dans certains véhicules. À titre d’exemple, le déploiement des SAEIV dans les tramways, trains ou métros implique que le pupitre SAEIV soit connecté à un grand nombre de systèmes embarqués. Or, il existe des contraintes règlementaires et sécuritaires très fortes en matière de systèmes de transport ferroviaires. Voilà pourquoi la configuration de chaque projet est spécifique et doit être conçue à l’horizon de vie des autres systèmes embarqués : 10,20 ou 30 ans par exemple pour un tramway. Dans ce contexte, l’utilisation de pupitres conducteurs SAEIV lourds, spécifiques et adaptés, est la seule solution envisageable.
  3. Enfin, la dernière raison concerne l’inertie de la transformation technologique. Un certain nombre d’industriels SAEIV –notamment les industriels historiques– ne proposent que des configurations pupitres conducteurs SAEIV lourds. Les opérateurs de transport de voyageurs souhaitant travailler avec ces industriels pour la qualité fonctionnelle de leurs solutions ou pour des raisons de cohérence des systèmes sont donc contraints de déployer des pupitres conducteurs SAEIV lourds.

Vers quel modèle évoluent les SAEIV ?

Au-delà des SAIEV, du point de vue des évolutions technologiques globales, on observe que les solutions logicielles évoluent petit-à-petit et de plus en plus vite vers des modèles…

  • SaaS (la solution est hébergée, sur abonnement sans engagement, et fournie clé-en-main)
  • Ouverts (les connexions entre systèmes sont faciles et naturelles)
  • Basés sur des équipements informatiques standards (par exemple via des ordinateurs de bureau avec navigateur internet ou des applications mobiles Android et iOS)

Les systèmes informatiques dans le monde entier évoluant petit à petit vers ce genre d’approche, il est raisonnable d’envisager que le secteur des SAEIV connaîtra les mêmes évolutions.

Quand choisir une solution SAEIV lourde ou légère ?

Tout d’abord, il faut bien comprendre que l’aspect lourd ou léger ne concerne finalement que le type d’installation et le pupitre conducteur SAEIV installé en embarqué. Le type de terminal choisi n’impactera pas en lui-même le périmètre fonctionnel de la solution. Il est important de prendre en compte cet élément dans la définition de vos besoins et la rédaction d’éventuels cahiers des charges.

Ensuite, vous remarquerez que certains éditeurs ont plus ou moins avancé sur certains types de fonctionnalités ou sont plus ou moins à l’aise avec certains types d’installation. Si vous avez des besoins avancés en matière de régulation de l’exploitation par exemple, avec intégration des contraintes complexes en matière de ressources véhicules et conducteurs, seuls les éditeurs de solutions de SAEIV lourdes peuvent a priori répondre à vos besoins.

Les installations de SAEIV léger présentent des avantages évidents :

  • D’abord le coût du terminal s’élève à 200€pour un smartphone contre 2000€ pour un pupitre SAEIV lourd.
  • Les SAEIV légers offrent une simplicité d’installation – et par conséquence des coûts d’installation et de gestion de projet réduits.
  • Les terminaux smartphone ou tablette Android sont mutualisables entre les solutions : un seul équipement pour l’application SAEIV, l’application billettique, l’application planning, etc.
  • Ils sont bien adaptés aux parcs de véhicules en renouvellement continu. Par exemple, dans le transport de voyageurs interurbain, 10 ou 20% du parc est renouvelé chaque année.
  • Le temps d’immobilisation des véhicules est réduit à néant. C’est un critère important dans le transport de voyageurs interurbain et scolaire, car ce temps constitue directement un coût de production.

Il y a donc des cas de figures évidents en matière de choix entre SAEIV lourds ou légers :

  • Les modes de transport lourds (tramway, métro, trains) nécessitent l’installation de SAEIV lourds.
  • Le transport de voyageurs interurbain et scolaire se prête très bien à des installations de SAEIV légers.

Dans les villes moyennes, une installation de SAEIV léger peut être une bonne alternative. En effet, dans ce contexte, il n’existe que peu d’historique et de complexité système, et la majeure partie du parc de véhicule exploité, en concentrant les zones périurbaines des agglomérations, est de type interurbain ou scolaire. Une installation de SAEIV léger d’une solution SaaS –c’est-à-dire hébergée, sur abonnement et clé en main – permet à une agglomération de taille moyenne – sans SAEIV ou avec un SAEIV vieillissant sur ses lignes urbaines – de disposer quasiment instantanément d’une solution de SAEIV sur l’ensemble de ses lignes et ainsi de proposer une information des voyageurs en temps réel de qualité sur tout le réseau.

Des terminaux Android durcis et à usage professionnel font leur apparition et se développent dans certains secteurs. Ce type de solutions matérielles permettra à terme de réduire encore plus la frontière entre SAEIV lourds et SAEIV légers et de permettre à chaque opérateur de transport de choisir la solution la plus adaptée pour lui.  

En synthèse

Finalement, le plus important est de savoir bien choisir son SAEIV. Il faut notamment bien penser à ses besoins et à ses contraintes. Les solutions de SAEIV comme PYSAE – installations légères distribuées en mode SaaS– sont faciles à déployer. PYSAE a orienté le développement de sa solution pour répondre aux besoins SAEIV dans les villes moyennes et les exploitations interurbaines et scolaires. Les tarifs sont simples et affichés sur le site Internet. Il est possible de tester la solution sur quelques véhicules, sans engagement. Pourquoi ne pas essayer ?